Nouvelles de Valentin

 

SOMMAIRE

 

LE MOT DU PRÉSIDENT. 4

DATES À RETENIR.. 5

VIE DE L’AVH – COMITÉ DE LYON.. 6

SENSIBILISATION.. 9

CONCERT ET FESTIVAL AUDIOVISION MARS/AVRIL. 10

LYON VILLE ASSIEGEE. 11

130 ANS CELA SE FETE ! 11

L’AIMABLE COUP DE MAIN DE LA SOCIETE KELLER WILLIAM IMMOBILIER   12

BENEVOLAT. 13

VISITE DE LA CENTRALE HYDROELECTRIQUE. 13

VISITE DE PEROUGES ET DES ALLYMES. 14

TROTTINETTES. 15

ON PARLE DE NOUS …... 16

RUNNING N° 2969 JEUDI 14 FÉVRIER 2019. 16

COURIR EN DUO.. 16

LES MALVOYANTS AUSSI ONT DROIT AU MAL DE JAMBES. 16

Le Progès avril 2019. 18

LYON – LE PROGRES 12 avril 2019. 19

LE COIN DES GOURMANDS. 20

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

 

Le numéro des cent trente ans

 

Bonjour à tous,

 

Encore une livraison bien riche mais bien triste aussi quand nous avons appris le décès de Claude Rochette qui a tant fait pour les bénéficiaires du Comité. Elle restera si présente dans le cœur des tous ceux qui ont eu la chance de la connaitre. Mais ne désespérons pas. Comme le disait le philosophe Michel Serres juste avant son propre décès : demain ce sera mieux.

C'est aussi le numéro des 130 ans. À vrai dire, à Lyon c'est seulement 120. Mais depuis que Louis le Hutin a investi Lion (eh oui ! le y est venu par snobisme un peu plus tard), il est de bon ton de se plier aux injonctions jacobines. Donc, chaque manifestation devient Le festival audiovision des 130 ans, le concert d'il y a quinze jours était le  concert des 130 ans et chaque manifestation célèbre les 130 ans. Et quand on regarde en arrière, on voit le chemin accompli pour l'autonomie administrative, culturelle, ludique, sportive, et ce qui reste à accomplir auprès des autorités communales, métropolitaines, départementales, nationales auprès desquelles nous siégeons pour informer des revendications qui, à nous, paraissent élémentaires. La question des trottinettes me fait monter l'adrénaline. Nous attendons la loi LOM avec inquiétude.

En attendant, prenez du bon temps et on vous attend au déjeuner de fin d'année.

 

 

 

François Vital-Durand

Président

 

DATES À RETENIR

 

-21 juin : repas de fin d’année

-L’association sera fermée du 26 juillet 2019 au 26 août 2019.

         Réouverture le 26 août 2019.

 

VIE DE L’AVH – COMITÉ DE LYON

Le Comité du Rhône est en deuil. Une pionnière, Madame Claude Rochette nous a quittés. Au fil des années, elle a accompli ce qui lui tenait à cœur; le développement du Comité vers un meilleur accompagnement pour une insertion et  une autonomie des personnes déficientes visuelles.

Depuis sa jeunesse, assombrie par une maladie, elle a assuré un bénévolat à 19 ans auprès des soldats blessés hospitalisés à Caluire. Elle est entrée quai Sarrail pour y installer le comité AVH du Rhône. Elle s’est fait reconnaitre par son adhésion, son ambition, sa résolution de faciliter la vie de ses amis aveugles. Elle leur a fourni de l’emploi : cannage, vannerie, vente au magasin, évènements, elle a contribué à leur logement, elle s'est investie pour des ’activités sportives : tandem, randonnées, ski, séjours dans le sud de la France. Très active dans les autres associations, elle a fédéré le comité Louis Braille et l’a hébergé au comité du Rhône quelques années. Elle a su créer des relations auprès des politiques du département.

À la suite d’une donation, Claude Rochette s’est mobilisée pour déménager le siège dans de nouveaux locaux plus fonctionnels en déployant étage par étage, au fil des années une reconstruction plus moderne. Une constante énergie de négociation pour assurer aux services de meilleures conditions de travail et un cadre agréable pour recevoir les familles et les personnes déficientes visuelles. Elle a tenu bon pour respecter les souhaits de la donatrice.

Elle a créé  la première imprimerie braille que dirigeait Mario Madile (nonvoyant), puis Charles Derrier installe l’imprimerie informatisée. Un emploi a perduré avec Jean-François Damez, nonvoyant également, en poste depuis 25 ans.

Claude était une personne bienveillante qui tous les matins parcourait les bureaux pour rencontrer, soutenir chacun; avec sous son bras un carnet de notes rassemblant les demandes et les différentes remarques exprimées.

Son image de Présidente restera avec nous; son amitié et son dynamisme nous ont chacun inspiré notre propre implication.

 Nicole BINDER

 

Merci Madame Rochette

Des dizaines d’années, un demi-siècle, s’envolent avec vous, chère Claude. C’est vous qui avez donné au Comité de Lyon de l’AVH l’envergure que nous tentons de lui maintenir aujourd’hui. Du quai Sarrail à la rue de Sèze et enfin au Boulevard des Belges, quelle expansion ! Des activités de cannage, paillage, vannerie, vous avez élargi le champ d’action à la bibliothèque sonore 1962 et Braille, au vélo tandem qui a tant de succès. Vous avez employé des personnes déficientes visuelles pour leur offrir une vie intégrée à la société. Vous avez organisé des voyages, vous avez rayonné sur le Comité des années, de 1957 à 2007 comme présidente. Vous constituez notre patrimoine et nous ne sommes pas prêts d’oublier votre engagement.

François VITAL-DURAND

Président, Association Valentin Haüy, Comité du Rhône

J'ai bien connu Mme Rochette, durant son long parcours à l'A.V.H. Son sens de l'engagement était total. Elle a initié le tandem, le jardinage, les jeux de société, développé les bibliothèques, entre autres. Elle a surtout compris et fait partager au plus grand nombre ce qu'était réellement la Personne Handicapée Visuelle, dans toute l'acception du terme.

Elle avait un sens évident de la Dignité de l'Homme, en général. Avant de connaître l'A.V.H. elle s'était impliquée lors de l'arrivée massive de Hongrois en France après l'invasion de ce pays par l'Union soviétique, en 1956.

Cela fut rappelé lors de la remise de sa Légion d'Honneur, à l'hôtel de Ville de Lyon, par M. Raymond Barre, ancien 1er Ministre et Maire de Lyon. Ce soir-là, toute empreinte de modestie, elle disait simplement que cet événement nous rassemblait, nous unissait, et faisait connaître l'A.V.H. sans vouloir évoquer davantage toutes ces années d'action.

Demain je ne pourrai malheureusement pas l'accompagner, je serai dans le train pour reconduire mes petits-enfants à Bruxelles.

En vous remerciant.

Bien amicalement et à bientôt.

Yves ANDREOLETTI

 

Chère Claude,

Nos chemins se sont croisés en 1980, dans le hall de la Mairie du 6ème où les associations de l'arrondissement recrutaient des bénévoles.

Vous avez su me convaincre de venir vous rejoindre. Vous m'avez fait connaitre l'AVH que vous avez façonnée, agrandie. Vous avez recruté les meilleurs éléments pour vos amis aveugles : instructrice de locomotion, ergothérapeute, assistante sociale, secrétaire-comptable.

Vous avez organisé des séjours adaptés, vous avez encouragé et donné le mieux aux personnes fragilisées. Vous avez créé les clubs de jeux, la bibliothèque braille, la vannerie, la chaiserie, les ballades en vélo.

Contre vent et marée, vous avez résisté pour garder cet immeuble du 97 bd des Belges qui était une donation que vous respectiez. Vous l'avez valorisé pour le plaisir de tous.

Vous ne m'avez jamais dit non aux projets que je vous soumettais: nous avons pu faire connaitre le handicap visuel auprès des scolaires, collégiens, universités, et participer au Salon Handica. 

Toujours présente, disponible, à l'écoute. Tous, nous vous aimons.

Il y aurait tant d'histoires à raconter! 

Mais c'est votre persévérance qui a fait ce que l'AVH est aujourd'hui.

Mon amitié est et sera présente, je vous embrasse. 

Nicole BINDER

 

Je regrette de n'avoir pu l'accompagner sur son ultime chemin,  elle m'était chère.

En évoquant le souvenir de Madame Rochette, la toute première image qui me revient d'elle est un immense sourire chaleureux et sa porte toujours ouverte, tant celle de l'association bien sûr, que celle de son chez elle! La générosité d'un cœur gros comme une maison!   
Une vraie écoute attentionnée, une immense volonté à aider, à faire avancer la cause des personnes aveugles. C'est d'ailleurs pendant sa présidence que se sont ouvertes à Lyon les premières commissions à l'accessibilité de la ville, où de toutes ses forces, avec bec et ongles, elle défendait notre cause face à des politiques aux idées quelque peu tranchées.      
Et si sa voix ne rencontrait pas l'écho escompté, ce qui arrivait souvent, elle recommençait inlassablement à argumenter de son mieux, encore et encore!
Son enthousiasme et sa bonne humeur, son joli rire étaient le reflet d'une personnalité attachante qui a beaucoup, beaucoup donné autour d'elle, je lui reste très reconnaissante d'avoir été ainsi pour tout un chacun d'entre nous.  

 

Eva Vettiger

 

SENSIBILISATION

Dîner dans le noir du 28 mars

Parmi les nombreuses animations proposées par le Comité de Lyon pour célébrer les 130 ans de l’association Valentin Haüy durant la deuxième quinzaine de mars, une nouvelle édition du repas dans le noir a rassemblé 30 participants à l’EVH le jeudi 28 mars au soir.

Comme les années précédentes, une équipe de salariés et de bénévoles tous motivés et dynamiques, a concocté les plats et servi les convives évidemment bien « handicapés » par le bandeau masquant leurs yeux dès leur arrivée.

Très appliqués à manger proprement, avec le difficile exercice de couper leur part de viande ou à se servir un verre d’eau sans inonder la table, il leur a fallu concentrer leur énergie pour reconnaître le contenu de leur assiette tout en essayant de suivre la conversation avec leurs voisins de table.

La délivrance ne leur fut permise qu’après le dessert et c’est un soupir collectif de soulagement qui ponctua le retrait des bandeaux, la lumière revenait enfin !

Cette rencontre très conviviale s’est poursuivie autour d’un café par un temps d’échange informel pendant lequel Rosa et moi avons répondu à des questions sur divers sujets comme le braille, les déplacements en ville, les couleurs ou les achats.

Afin de permettre à d’autres personnes tentées par l’expérience qui, faute de place, n’ont pas pu participer cette fois, une 2e session sera programmée courant mai.

 

Elizabeth Milaneschi

Commission Sensibilisation

 

CONCERT ET FESTIVAL AUDIOVISION MARS/AVRIL

 

Concert « MeyBe » : j’ai passé un moment excellent. Je connaissais la plupart des chansons, chansons que j’aime très bien, et celles que je ne connaissais pas étaient très sympathiques. Nous étions une quinzaine de spectateurs environ. L’ambiance est très très bonne. J’ai trouvé que le duo était en complet cohésion, avec une très grande sensibilité. On sentait légèrement le stress en eux. Mais ils nous ont fait vibrer avec les chansons. Il y avait deux ou trois jeunes spectatrice, aux environs de huit ans, qui nous ont bien fait rigoler ainsi que le Duo. Il y en avait une moins timide que les autres qui dansait pendant les chansons.
À la fin du concert, tout le monde était très content et a fortement applaudi le duo. Nous avons fini, comme par tradition, par un goûter, avec modération…

- festival audio vision : comme les précédentes années, nous sommes très bien accueillis par le personnel du cinéma. Les équipements et l’audio description sont toujours parfaits. J’en ai profité pour voir des films que je n’avais pas eu le temps d’aller voir lors de leur sortie officielle. J’ai fait six séances. La plupart des films m’ont beaucoup plu.

 

Eric Billon, bénéficiaire

 

 

Mars 2019

LYON VILLE ASSIEGEE

La Ville de Lyon a reçu  le 1er Prix européen de la ville accessible en 2018 et nous en sommes fiers et reconnaissants aux édiles qui ont fait beaucoup progresser la situation. C’était trop beau ! Depuis, de petits engins sournois à deux roues, moteur et grand guidon, appelés trottinettes, se sont répandus en masse sur les trottoirs ne respectant pas la vitesse autorisée, celle de la marche à pied, jouant à frôler les piétons et s’abandonnant n’importe où sans souci de la gêne causée aux usagers des trottoirs.

Nous n’ignorons pas la merveille de ces instruments rapides, ludiques, économiseurs de voiture et de temps qui explique leur prolifération rapide. Nous n’ignorons pas que les bicyclettes et motos encombrent déjà les trottoirs puisque les stationnements pour automobiles bénéficient d’un privilège de type ancien régime pour occuper l’espace public, de tous les publics.

Comme les déficients visuels ne constituent qu’une petite fraction de la population, même alliés aux personnes en fauteuil roulant ou aux parents à l’ancienne avec leurs poussette ou encore les  acheteurs groupant leurs achats dans un caddie, les voyous en trottinette prospèrent allègrement défiant la politesse, le civisme et l’impuissance complice des pouvoirs publics.

Les trottoirs sont déjà amputés par les potelets, les bornes de stationnement, les poteaux en tout genre, les poubelles abandonnées alors que seuls les arbres y survivent en tout dignité, alors les trottinettes en plus, où est le problème ?

Nous n’acceptons pas que le prix européen de la ville accessible soit écorné par une débauche d’incivilités.

 

François VITAL-DURAND

 

 

 

130 ANS CELA SE FETE !

Pour ses 130 printemps, le 23 mars dernier, l’AVH a organisé une manifestation au Parc de la Tête d’Or. Certes, une météo plus que clémente et la curiosité des enfants pour le chien guide Oural, ont permis d’attirer de nombreux promeneurs ; mais c’est surtout nos actions de sensibilisation auprès du public qui a fait de cet anniversaire une réelle réussite. En effet, des parcours de maniement de cannes, animés par des bénévoles ont eu un franc succès. Cet apprentissage les yeux bandés s’est avéré pour beaucoup loin d’être aisé. Certains, surtout les premiers instants, ont eu des difficultés à se repérer dans les allées caillouteuses du parc. D’autres ne se sentaient pas en confiance quand ils devaient se laisser guider par un tiers. En tous les cas, via cet exercice nouveau, tous ont pris conscience du vécu des aveugles et malvoyants, donc – espérons-le- de la nécessité de ne plus laisser traîner leurs trottinettes ou de se garer n’importe comment sur le trottoir ! Plusieurs activités ludiques faisant appel à l’ouïe et au toucher ont, quant à elles, permis de mieux faire appréhender ces indispensables fonctions sensorielles des aveugles. Reconnaître un chien d’un loup, rien qu’en le touchant n’est pas toujours évident ! L’initiation à l’écriture braille a révélé combien lire avec les doigts pouvait être magique autant que difficile pour un débutant.

L’affluence à cet évènement démontre tout l’intérêt de notre association. Faire comprendre les difficultés quotidiennes qu’implique le handicap visuel, est ce qui nous rassemble, tout autant que l’impérieux besoin de développer l’accessibilité pour que les déficients visuels vivent mieux au sein de la cité.

 

Lucille METTLER et Véronique RIFFAULT

 

L’AIMABLE COUP DE MAIN DE LA SOCIETE KELLER WILLIAM IMMOBILIER

 

Chaque année, à l’occasion du « RED DAY », les salariés d’une entreprise donnent de leur temps pour une cause leur tenant à cœur. Cette année, la société Keller William Keller avait choisi le comité Valentin Haüy de Lyon.

Les 24 et 26 avril derniers, une dizaine de salariés a donc entrepris le nettoyage de l’Espace Valentin Haüy (EVH). Après lessivage des murs et époussetage de fond en comble, notre local est désormais impeccable pour accueillir nos nombreuses manifestations. Durant ce temps et malgré un temps mitigé, vingt-cinq autres bonnes volontés de Keller William Immobilier ont arpenté les marchés Tête d’or et Montgolfier. Accompagnés de déficients visuels, ces bénévoles d’un jour ont présenté l’association et distribué les tracts de sensibilisation.

Cette action s’est avérée une réelle réussite pour tout le monde. La cause de la malvoyance est maintenant comprise par un public plus large et les salariés de Keller William Immobilier sont prêts à revenir l’année prochaine pour repeindre notre espace.

Encore merci à eux pour nous avoir consacré temps, énergie et bonne humeur.

 

Lucille METTLER et Véronique RIFFAULT

 

 

BENEVOLAT

Recevoir bien plus que donner

Faire du bénévolat à l’AVH a pour moi une double signification. Au-delà de la richesse des échanges humains, mettre mon énergie et mon temps au service d’une cause me touchant personnellement est source d’une réelle satisfaction. En prêtant main forte à la boutique, j’apprécie le dialogue qui se noue toujours avec la clientèle. En effet, écouter les besoins des personnes déficientes visuelles ou aveugles, afin de les orienter sur les bons outils de compensation, me permet d’apprivoiser positivement ce handicap. En connaissant mieux le matériel adapté, je porte un autre regard sur la déficience visuelle et l’acceptation d’un mode de vie différent fait progressivement son chemin. Par ailleurs, l’aide qu’il m’arrive d’apporter auprès de la communication de l’AVH ou du CAURADV (1) est une opportunité de mettre en avant les bonnes volontés défendant l’intégration du handicap au sein de la cité. Mais ce qui m’apporte le plus dans cet engagement de bénévole tient sans aucun doute dans les rencontres de femmes et d’hommes optimistes et débordants de vie. Des personnes pour qui mal voir comme ne pas voir s’avère avant tout une solution à trouver pour ressentir les joies de l’existence avec tous leurs sens restants EN EVEIL MAXIMUM !

(1) : Comité Auvergne Rhône-Alpes pour la Déficience Visuelle

 

Véronique RIFFAULT

 

 

VISITE DE LA CENTRALE HYDROELECTRIQUE

 

Le 29 avril dernier, nous avions rendez-vous sur le quai du métro « la soie » pour aller visiter la centrale hydroélectrique EDF de Cusset. Une fois tout le monde arrivé, nous sommes partis à pied rejoindre le belvédère de la centrale en passant devant le carré de la soie et l’hippodrome.

Nous avons été reçus par l’employé chargé de la communication avec le public.

Il nous a tout d’abord  montré les rambardes toutes gravées en braille de textes explicatifs sur la centrale. Un travail impressionnant de plusieurs mètres de textes élaborés au préalable en lien avec l’association. Malheureusement, peu d’entre nous sachant lire le braille, nous n’avons  pu profiter de cet aménagement et l’animateur a dû nous expliquer lui-même toute l’histoire de cette centrale mais ce ne fut pas un souci bien au contraire car il était intarissable à ce sujet.

Des plans en relief nous ont permis de nous faire une idée du lieu et de ses équipements.

L’animateur nous a raconté tout l’historique de ce lieu avant de nous guider dans la visite. Nous sommes passés sur des ponts en grille un peu impressionnants qui nous ont  permis d’observer la chute des eaux à la sortie de la centrale et/ou d’en entendre le bruit.

Puis, après nous être munis de casques de chantier, nous avons pénétré dans la centrale pour observer les turbines. Leur bruit est impressionnant ce qui a malheureusement rendu un peu difficile la compréhension des explications du guide.

À la sortie, celui-ci  nous a parlé du travail d’EDF plus varié que je ne le pensais : recherches de nouveaux moyens de fabriquer de l’énergie comme les hydroliennes, entretien des berges du canal, etc.

L’animateur nous a informés que le belvédère est ouvert aux visiteurs en journée, nous avons été plusieurs à penser que c’était une bonne idée de balade.

Nous avons ensuite pris congé, satisfaits de cette agréable visite.

Pour retourner au métro, nous avons décidé de rejoindre Laurent Bonnevay. Après quelques hésitations et un demi-tour nous avons découvert un raccourci qui nous a amené directement aux bus.

Le groupe s’est alors divisé  en fonction des transports que chacun prenait ou pour retourner à l’AVH.

Ce fût un très agréable après-midi enrichissant par ces discussions et échanges.

 

Valérie Ledru

 

 

VISITE DE PEROUGES ET DES ALLYMES

Le 14 mai, nous avions rendez-vous devant l’AVH  pour une journée de visite. Quand tout le monde fut installé dans les voitures ou le mini-bus, nous sommes partis pour aller visiter le fameux Pérouges.

Nous avons été accueillis par une jeune guide qui nous a précisé que nous étions son premier groupe de déficients  visuels, elle s’est parfaitement débrouillée et a su nous plonger dans la vie de Pérouges au Moyen Âge grâce à ses explications sur les habitudes et coutumes de l’époque imagées par des anecdotes. Sa visite était vraiment très intéressante. Nous avons fait le tour du village tout en écoutant ses explications sur les sièges des ennemis, les lois et l’hygiène de l’époque.

Nous avons juste été déçus par la fermeture de la boulangerie le mardi qui fait de si bonne tartes au sucre mais aussi des pains aux lardons moins connus mais excellents !

La visite s’est terminée dans l’église où la guide nous a expliqué les symboles de l’époque et montré pour ceux qui pouvaient le voir un cochon au milieu des saints dont il ne reste aucun écrit sur sa signification juste des suppositions, à nous, de faire marcher notre imagination pour comprendre sa présence.

Puis, nous avons rejoint la salle hors sac, bien contents de nous mettre à l’abri d’un petit vent frais, bien que le soleil nous ait fait la joie d’être avec nous malgré les prévisions météo.

Nous nous sommes installés dans une belle salle bien aménagée et impeccable pour manger nos pique-niques tout en discutant ou plaisantant dans une bonne ambiance.

Puis nous sommes remontés dans les véhicules pour rejoindre le château des Allymes. Le mini-bus commençait à chauffer, il n’avait plus d’eau ! La visite est bien tombée pour le laisser se refroidir.

 

Valérie Ledru

 

 

TROTTINETTES

 

Lyon : un arrêté interdit la circulation des trottinettes électriques sur les trottoirs et les berges de Saône

Il sera désormais interdit de circuler avec une trottinette électrique sur les trottoirs et les Berges de Saône.

Alors qu'un futur décret a été annoncé par le gouvernement en septembre, la Ville de Lyon a pris un arrêté pour réglementer la circulation des engins de déplacement personnels motorisés tels que les trottinettes électriques, avec l'objectif de réduire les conflits d'usage, principalement avec les piétons.

 Cet arrêté autorise par ailleurs le stationnement des trottinettes sur les trottoirs, "mais uniquement s’il ne constitue pas une gêne aux piétons, aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’à l’activité des commerces ou des marchands forains".

 L’usager qui ne se conforme pas à ces nouvelles règles encourt une amende de 38 euros, est-il également précisé.

À noter que cet arrêté vient compléter le dispositif de régulation déjà engagé par la Ville avec l’adoption d’une charte de bonne conduite, l’instauration d’une redevance d’occupation du domaine public soumis au prochain conseil municipal, et le partenariat en bonne intelligence avec les opérateurs. La société Lime s'était d'ailleurs engagée récemment à brider ses trottinettes dans certaines rues très fréquentées, et à limiter le stationnement sauvage.

Lyon MAG : 8 mai 2019

 

ON PARLE DE NOUS …

 

RUNNING N° 2969 JEUDI 14 FÉVRIER 2019

 

COURIR EN DUO

LES MALVOYANTS AUSSI ONT DROIT AU MAL DE JAMBES

 

Avec leurs gilets orange fluo, impossible de ne pas les remarquer au Parc de la  Tête d’or, chaque mercredi soir. Mais si les “Courir en duo” font tout pour être vus, c’est avant tout pour des raisons de sécurité. Lancé en 2015 et coordonné par l’association Valentin Haüy, ce groupe de coureurs réunit des personnes malvoyantes et des guides autour de leur passion commune pour la course à pied. Alors que nous avons tous déjà vu des athlètes handisports de haut niveau avec leur guide aux jeux paralympiques, “Courir en duo” propose d’accompagner les coureurs malvoyants du dimanche quel que soit leur niveau et leur âge. Indirectement, c’est pourtant le haut niveau qui a inspiré Sarah Mackey, à l’origine de la création du groupe : « J’avais vu le film “La ligne droite” (de Régis Wargnier) qui m’avait beaucoup ému, raconte cette anglaise, traductrice et interprète, installée à Lyon depuis 18 ans. Je n’avais aucun lien avec le handisport, mais je fais depuis longtemps du semi-marathon et du triathlon. Je me suis rapprochée de l’association Valentin Haüy au sein de laquelle d’autres personnes avaient plus ou moins la même idée. On s’est un peu entraîné à courir, par exemple avec les yeux bandés pour comprendre les contraintes. Et l’activité est née. » D’abord embryonnaire, “Courir en duo” a aujourd’hui constitué sept à huit binômes habitués à courir ensemble. Chaque tandem est relié par une corde, se tient par la main ou communique simplement par la voix. S’ils ne peuvent pas emprunter le grand tour du Parc de la Tête d’or le plus utilisé par les coureurs à cause du “trafic”, des chemins caillouteux et des marches de trottoirs, les larges allées intérieures offrent un terrain parfait. Charles Villars, 31 ans, désormais en invalidité, est vite devenu accroc à cette dose d’endorphine disponible quasiment au coin de la rue : « Auparavant, je faisais de l’aviron à Caluire, raconte-t-il, loin de chez moi et qui nécessite le temps de la mise à l’eau etc. J’ai testé la course à pied avec “Courir en duo” et j’ai tout de suite adoré. La première fois, je me souviens avoir eu cette sensation incroyable de courir sans me poser de question, de tout oublier le temps d’une séance. Cela fait beaucoup de bien au niveau physique mais également psychique. C’est une sensation de liberté. Finalement, j’ai l’impression de vivre quelque chose de normal et, en même temps, de génial pour nous. » Avec le temps, les séances du mercredi ont été déclinées d’autres jours, un groupe whatsapp permettant d’organiser des entraînements impromptus. « Il y a vraiment cette dimension de groupe qui est appréciable, insiste Charles Villars. Une vraie fraternité est née. » Au point de participer à quelques courses comme le prochain Ekiden de Lyon (marathon en relais). La porte est évidemment ouverte à de nouveaux coureurs malvoyants et de nouveaux guides. C’est paraît-il simplissime : « Il n’y a rien à apprendre en particulier, dit Sarah Mackley. Il faut juste savoir écouter l’autre. »

 

Benjamin STEEN

 

 

Trottinettes abandonnées, poubelles, incivilités... La galère d'un non-voyant sur les trottoirs lyonnais – Le Progès avril 2019

 

Cet habitant du 6e arrondissement, aveugle, n'en peut plus. Entre les trottinettes en libre-service abandonnées n'importe où, les poubelles qui s'entassent, les travaux et les incivilités des automobilistes, ses déplacements sur les trottoirs sont devenus un cauchemar. La ville ne lui fait pas la vie facile ... Ou plutôt, les usagers de la ville ne lui font pas la vie facile. A 69 ans, poète, retraité d'un CAT (Centre d'aide par le travail), non voyant de naissance, Jean-Marie Vatrin n'en peut plus. Il vit dans le 6e arrondissement de Lyon et depuis quelques mois, il vit un cauchemar à chaque fois qu'il sort de chez lui. Alors que plusieurs associations et collectifs avaient déjà interpellé les pouvoirs publics au sujet de la place des vélos et des trottinettes électriques en libre-service dans la ville qui entravent la bonne marche sur les trottoirs des piétons les plus vulnérables, au premier rang desquels les personnes âgées et handicapées, les aveugles, ou encore les sourds, Jean-Marie Vatrin incarne à lui seul, la problématique. « Je n'en peux plus des vélos, des trottinettes, simples et électriques, qui circulent sur les trottoirs au mépris des piétons et de ma canne blanche. » Il avait alerté par courrier, il y a quelques mois, le premier adjoint du 6e, chargé de la tranquillité publique, sur ces difficultés rencontrées par les non-voyants pour circuler sur les trottoirs. L'élu lui avait répondu comprendre et intervenir auprès des services concernés pour améliorer la situation. Pour autant, rien ne s'est arrangé. Pire dernièrement, le problème s'est encore amplifié. Il y a les travaux dans tous les quartiers de Lyon auxquels s'ajoutent les tas de poubelles qui n'étaient plus ramassés à cause de la grève des éboueurs. « Je n'en peux plus ! » répète-t-il encore. Et s'il n'y avait que ça ... Il s'en serait accommodé de son gymkhana entre les ordures, les chantiers et les trottinettes ... Mais un dernier élément perturbateur s'est ajouté à la liste : les incivilités des automobilistes. « Je suis plutôt calme et réfléchi, raconte-t-il. Mais une goutte d'eau a fait déborder le vase. » Ce jour-là, en revenant par le métro de la bibliothèque sonore, rue Charial (3e), il se retrouve, à la sortie du métro Masséna (6e) face à une voiture garée sur le trottoir, près de la porte de l'ascenseur, qui gênait son passage. « J'ai buté dedans et, excédé, je lui ai donné un ou deux coups de canne. Le propriétaire m'a aperçu, le ton est monté et les circonstances ont fait que j'ai été conduit au poste de police. Cela s'est bien terminé, mais ce n'est pas agréable et anormal ! » L'histoire ne dit pas si l'automobiliste, garé sur le trottoir a écopé d'une amende pour stationnement gênant. Reste que Jean-Marie Vatrin est exaspéré et veut désormais faire « comprendre à toutes les autorités mais aussi à tout le monde que ces difficultés engendrées par l'ignorance, l'inattention voire le mépris de l'autre par les usagers de la voie publique pourraient être évitées. »

 

 

LYON – LE PROGRES 12 avril 2019

 

 

Au Musée des Beaux-arts, on a le droit de toucher les sculptures.

« L’art et la matière. Prière de toucher » ouvrira ses portes ce samedi 13 avril. Pour une fois, on est autorisé à caresser les œuvres. Et même à les découvrir les yeux bandés. Et on ne va surtout pas se gêner !

Pas touche ! Qui n’a jamais éprouvé l’envie, devant une sculpture, de tendre la main, de caresser, de se frotter à la matière, de convoquer le toucher autant que la vue ? Mais le regard impitoyable des gardiens de musée est là pour vous rappeler que ces gestes sont tout simplement interdits. Eh bien voilà une nouvelle réjouissante : la toute nouvelle exposition que présentera, dès ce 13 avril, le Musée des Beaux-arts de Lyon, prend le contre-pied complet de ces habitudes de côtoyer des œuvres.

« L’art et la matière. Prière de toucher », offre justement la possibilité de découvrir dix œuvres, ou plutôt de fidèles reproductions de sculptures, en les touchant, en comparant les matières, de la résine patinée, à la terre cuite en passant par le bois de noyer, ou la poudre de marbre.

En binôme, c’est encore mieux

L’expérience la plus marquante ? Effectuer cette découverte en binôme, l’un avec les yeux bandés, l’autre faisant office de guide. L’idée étant à la fois d’apprendre à « voir sans les yeux », mais aussi, nous qui avons la chance d’être valides, de nous mettre, pour une fois, à la place des personnes déficientes visuelles pour lesquelles le Musée des Beaux-arts mène des actions spécifiques depuis plus de vingt ans.

« L’art et la matière. Prière de toucher » que le musée lyonnais accueille après Montpellier et avant Nantes, rassemble des reproductions d’œuvres de cinq musées des Beaux-Arts (Lyon, Nantes, Bordeaux, Lille et Rouen) auxquelles s’ajoutent quatre reproductions issues du musée Fabre de Montpellier.

Celles-ci balaient toute l’histoire de la sculpture, de l’Antiquité au XXe siècle. Au fil du parcours, on sera par exemple amené à toucher, à l’aveugle, « L’ange déchu » de Rodin, dont le marbre est doux comme de la soie.

Tout aussi douce sous la paume, la « Balance en deux », sculpture mobile en deux pièces de bois, de Marta Pan. Imposant et d’un incroyable réalisme est le célèbre « Voltaire » en terre cuite, de Jean-Antoine Houdon.

Notre conseil : ne vous privez pas du plaisir et de cette découverte inhabituelle et sensorielle. Et emmenez vos enfants : pour une fois, vous n’aurez pas à faire le gendarme !

 

Fabienne BARBIER

 

 

LE COIN DES GOURMANDS

Gâteau au chocolat (pour 6 personnes) 

Temps de préparation : 10 minutes      Temps de cuisson : 40 minutes

 

  • 200 g de chocolat noir spécial dessert
  • 200 g de sucre
  • 200 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 4 œufs

 

Préparation :

Préchauffer votre four à thermostat 6 (180°C).

Dans une casserole à feu doux, faire fondre le chocolat et le beurre préalablement coupé en morceaux.

Séparer les blancs et les jaunes d’œufs.

Dans un saladier, monté les blancs d’œufs en neige.

Retirez la casserole du feu.

Incorporer dans la casserole, le sucre en poudre et les jaunes d’œufs, y ajouter la farine et  la levure chimique.

Incorporez délicatement les œufs qui ont été préalablement battu en neige.

Faire cuire votre gâteau au milieu de votre four environ 40 minutes.

Un conseil pour que votre gâteau n’accroche pas mettez du papier sulfurisé au  fond du moule.

Régalez-vous ! Bon Appétit

 

Recette de blanquette de saumon

Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes) :

 - 800 g de saumon sans la peau
 - 250 g de champignons de Paris
- 2 échalotes
- 1/2 citron
- 1 jaune d'œuf
- 25 cl de fumet de poisson
- 25 cl de crème fraîche
- 10 g de beurre
- sel et poivre

Préparation de la recette :

Découper le saumon en gros cubes.

Peler puis émincer les échalotes.
Essuyer les champignons, puis les émincer.
Dans une sauteuse, faire fondre le beurre et mettre les champignons à suer durant 5 minutes.
Ajouter les échalotes et faire dorer pendant 2 minutes.
Ajouter le saumon en cubes, puis le fumet de poisson. Saler et poivrer.
Faire cuire à couvert pendant 10 minutes en mélangeant régulièrement  (attention, le saumon cuit assez vite).
Mélanger le jaune d'œuf à la crème fraîche, puis ajouter le jus du citron.
Verser cette crème dans la préparation au saumon et faire mijoter à feu très doux pendant 2 à 3 minutes sans bouillir.

C'est prêt !

Vous pouvez également ajouter quelques crevettes et noix de Saint-Jacques pour améliorer votre sauce.

 

Croquants aux amandes

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes

Ingrédients (pour 25) : - 250 gr de sucre en poudre
- 100 gr d'amandes brutes
- 80 gr de farine
- 2 blancs d'œufs

Préparation de la recette :


Concasser très grossièrement les amandes.
Mélanger ces amandes, le sucre et la farine.
Ajouter les blancs d'œufs (non montés !)
Puis à l'aide d'une cuillère à café déposer de petites quantités de cette masse sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé (ou mieux d'une feuille de silicone )
Ne pas trop serrer ces petits tas , (il vaut mieux faire une seconde fournée )
Enfourner à four chaud (160°) pour 12 à 15 mn ;
Surveiller la caramélisation (on peut sans dommage ouvrir la porte du four );quand les croquant ont une belle couleur caramel clair , un peu "rosé", les sortir du four ,les laisser refroidir , les décoller du papier et les conserver en boîte hermétique ;

 

Nathalie BESTIEU

 

 ‘LES NOUVELLES DE VALENTIN’

 

Prochaine parution : Décembre 2019

ASSOCIATION VALENTIN HAÜY – COMITÉ DE LYON

97 boulevard des Belges – 69006 Lyon

Tél : 04.78.52.42.90

 

E-mail : comite.lyon@avh.asso.fr

Site internet : lyon.avh.asso.fr

Facebook : AVH Lyon Rhône

 

Nous remercions particulièrement nos partenaires financiers :

La Région Rhône-Alpes, La Ville de Lyon,

Jacquet Metals, la Caisse d’Épargne, C pro

La Fondation du BTP, Groupe APICIL, Fondation  France/Norauto, Fill up média.

 

ASSOCIATION VALENTIN HAÜY

Horaires d’ouverture du Comité de Lyon

Le Comité et la boutique vous accueillent

Le lundi de 13h30 à 17h et du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h