communiqué de presse

Introduction: 

Dis-moi ce que tu vois en collaboration avec Le musée d'Orsay

L’association Valentin Haüy et le Musée d’Orsay dévoilent

« Dis-moi ce que tu vois » à l’occasion de la journée mondiale de la vue

• En France, près de 2 millions de personnes sont atteintes d’un trouble de la vision (malvoyance et cécité). La malvoyance est un handicap invisible qui engendre très souvent une perte d’autonomie et un isolement social.

• Avec l’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population, l’Organisation Mondiale de la Santé prévoit un doublement du nombre de déficients visuels dans les 25 prochaines années.

• Conscients de ces enjeux, l’association Valentin Haüy et le Musée d’Orsay se sont associés pour faire vivre aux visiteurs du musée une expérience immersive et inattendue : « Dis-moi ce que tu vois ». A l’occasion de la Journée mondiale de la Vue le 13 octobre 2022, ils nous dévoilent les témoignages des visiteurs…

La déficience visuelle : une prévalence en augmentation et un fort impact sur la qualité de vie

En France, près de 2 millions de personnes seraient déficientes visuelles, soit presque 3 % de la population. Un chiffre qui tend à évoluer avec l’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population. Car en effet, l’ensemble des données épidémiologiques disponibles montre que la prévalence de la déficience visuelle augmente de façon très importante avec l’âge au-delà de soixante ans.

Les principales causes de déficience visuelle sont les troubles de la vision non corrigés, la cataracte, le glaucome, ou encore la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge), première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans1.

Parmi les déficients visuels, 207 000 sont aveugles et malvoyants profonds, et 932 000 sont malvoyants moyens. Mais ils ont un point commun : le handicap visuel causé par cette déficience peut entraîner des conséquences altérant la qualité de vie comme la réduction voire la perte d’autonomie, la gêne à la mobilité et l’isolement. Car si le niveau de déficience visuelle peut être très variable, l’importance du handicap n’est pas proportionnelle à l’importance de la déficience.

Journée mondiale de la vue : l’art dans les yeux d’un malvoyant

Afin de mettre en lumière le handicap souvent invisible que représente la déficience visuelle et sensibiliser le grand public, l’association Valentin Haüy a souhaité mettre en place un événement immersif unique au cœur du Musée d’Orsay, avec une opération choc inédite : faire expérimenter la malvoyance aux visiteurs du musée à travers l’un des tableaux les plus célèbres du monde, l’Autoportrait de Vincent Van Gogh.

Plus qu’une action de sensibilisation, l’opération « Dis-moi ce que tu vois » a pour ambition de faire prendre conscience de ce qu’est la malvoyance. Car la déficience visuelle ne vient pas seulement perturber tous les repères. Les personnes touchées peuvent avoir du mal à parler de leur handicap, de leur peur de devenir aveugle, de leur doute de ne pas pouvoir vivre « comme avant ». Pire encore, la peur que l’entourage ne les comprennent pas, entraînant l’isolement et des conséquences bien plus difficiles avec des répercussions sur la vie quotidienne, sociale et professionnelle. 

Il est facile de comprendre la malvoyance mais il est plus difficile de savoir si nos proches en souffrent.

L’expérience « Dis-moi ce que tu vois » en images

Concrètement, grâce à « Dis-moi ce que tu vois », les visiteurs du Musée d’Orsay ont pu découvrir 3 types de déficience visuelle associés à 4 pathologies responsables d’une perte de la vision. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Vue, Valentin Haüy et le Musée d’Orsay révèlent au grand public les réactions des visiteurs qui sont pour le moins étonnantes… Pari réussi ? Découvrez ci-dessous les typologies de déficiences visuelles, et la vidéo de témoignage sur le site www.dismoicequetuvois.com

La perte de la vision périphérique, pouvant être causée par la rétinite pigmentaire.

La rétinite pigmentaire est une maladie rare génétique qui se caractérise par une dégénérescence au niveau des cellules de la rétine. Elle touche les hommes et les femmes, et survient principalement entre 10 et 30 ans, même si elle peut se développer à n’importe quel moment de la vie. Les personnes atteintes d’une rétinite pigmentaire développent habituellement en premier lieu une cécité nocturne puis une anomalie du champ visuel périphérique. Avec le temps, la vision centrale est également altérée.

La perte de la vision centrale, principalement causée par la DMLA.

La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) est une maladie de l’œil qui atteint la zone centrale de la rétine, appelée macula. Elle est la principale cause de malvoyance chez les personnes âgées.

Elle apparait après 50 ans et évolue progressivement. À un stade avancé, la personne atteinte ne voit plus au centre de son champ de vision (on parle de cécité limitée).

Le déficit mixte, pouvant être causé par :

La rétinopathie diabétique : il s’agit d’une grave complication du diabète qui touche 50 % des diabétiques de type 2. C’est l’excès de sucre dans le sang qui fragilise puis provoque la rupture des vaisseaux rétiniens. La macula finit par s’épaissir, entrainant une baisse de l’acuité visuelle. Les personnes atteintes de cette maladie peuvent subir une baisse d’acuité visuelle brutale, avoir une tâche noire fixe dans le champ visuel ou bien des lignes déformées.

Le glaucome : cette maladie chronique de l’œil est caractérisée par des lésions du nerf optique. Le glaucome touche 1 à 2 % de la population de plus de 40 ans et environ 10 % après 70 ans. Environ 800 000 personnes sont traitées en France mais 400 000 à 500 000 présenteraient la maladie sans le savoir. Le glaucome est la seconde cause de cécité en France, après la DMLA.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

www.dismoicequetuvois.com

https://www.mieuxvivresamalvoyance.com


 


À propos de l’association Valentin Haüy

L’association Valentin Haüy (prononcez « A-U-I ») a été créée en 1889 par Maurice de La Sizeranne et reconnue d’utilité publique en 1891. Elle soutient et accompagne depuis plus de 130 ans les personnes déficientes visuelles pour leur permettre de gagner en autonomie. Ses missions sont rendues possibles grâce à la générosité du public. Elle s’appuie sur plus de 120 implantations locales et sur près de 3 300 bénévoles pour poursuivre son but : être au plus près des personnes aveugles ou malvoyantes afin de les aider à sortir de leur isolement et à mener une vie active et autonome.

 

A propos du musée d’Orsay

Réunis au sein de l’Établissement Public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie – Valéry Giscard d’Estaing (EPMO), les musées d’Orsay et de l’Orangerie ont pour mission de présenter au public, en les situant dans leur perspective historique, les œuvres de la production artistique de la deuxième moitié du XIXe siècle et des premières années du XXe siècle ainsi que les collections du musée de l’Orangerie.

Conscient de son rôle social, l’EPMO porte une politique des publics ambitieuse pour permettre à tous les visiteurs, quel que soit leur âge, leurs difficultés, leur origine géographique ou sociale, de découvrir les collections des deux musées. Elle s’attache à adapter le discours à chaque public, et à aller à la rencontre de ceux qui ne viennent pas naturellement au musée, en créant des offres de médiation nouvelles ou par le biais de partenariats ciblant une large variété de publics. A ce titre, l’EPMO porte une attention toute particulière aux publics déficients visuels, pour lesquels il propose des outils d’aide à la visite adaptés (ex. audioguide en audiodescription), ainsi qu’une offre de visites audiodécrites ou tactiles fréquemment renouvelée.

 

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