Les pépites de Valentin

Chers amis,

Après ce long weekend de Pâques, Valentin le lyonnais revient avec de nouvelles pépites…

Pépite 1

Valentin le lyonnais s’est intéressé à la tradition de la chasse aux œufs. J’espère que malgré la situation vous avez pu manger du bon chocolat. Une des questions délicieusement existentielles, reste le chocolat.  Le week-end de Pâques est passé mais une nouvelle interrogation a dû  tarauder votre esprit : quand doit-on organiser la fameuse chasse aux œufs de Pâques, Mais aussi poules, lapins, cloches et autres gourmandises au chocolat ?  Si vous avez préférez la tradition, vous avez lancez donc les hostilités dimanche ! Il est vrai que le lundi férié induit en erreur.

En France, la coutume veut que les œufs en chocolat soient apportés par les cloches de Pâques dans la nuit du samedi au dimanche. Fête chrétienne oblige, c’est après la messe que les enfants ont le droit de courir dans le jardin (où tout autre endroit) à la recherche des fameuses sucreries. L’histoire raconte que les cloches cessent de sonner le jeudi pour entamer un long voyage jusqu’à Rome. Elles reviennent ensuite chargées de chocolats qu’elles dispersent dans les jardins. Pour ceux qui arrivent à tenir (oui, on vous admire), vous avez dû attendre lundi pour partir à la chasse aux trésors et profiter de cette journée supplémentaire. Mais après tout, tradition ou non, Pâques n’a pas vraiment de règles gravées dans... le chocolat! Alors vous êtes plutôt dimanche ou lundi ? Ou bien les deux ?

Pépite 2

 

Dans votre mémoire d'élève… ou d'enseignant, à quel point l'orthographe et la grammaire vous ont-elles fait souffrir? Double consonne, imparfait du subjonctif, accent circonflexes… racontez-nous vos déboires cacographiques!

Oui, le mot "cacographie" existe bien, il désigne un texte truffé de fautes! Il fut même une époque où les enseignants y avaient recours pour entraîner les élèves à les détecter et les corriger. Avez-vous pratiqué cet exercice? C'est assez retors mais très efficace.

La quête du "zéro faute" est une particularité bien française, probablement liée à la complexité de notre langue. En Angleterre, par exemple,  il n'y a pas d'équivalent de l'Académie Française et de son rôle régulateur sur les mots. En France, la dictée se généralise dans les années 1850 et devient une épreuve parfois éliminatoire. Elle a même gagné ses lettres de noblesse en 1857, grâce à l'impératrice Eugénie qui en a commandé une à l'écrivain Mérimée pour divertir sa cour!

Les très populaires dictées de Bernard Pivot ont repris cette tradition, toujours en s'adressant aux adultes. Souvent empruntée à la littérature, la dictée en est aussi parfois une péripétie à part entière, comme dans "Topaze" la pièce de Pagnol qu'il a adapté au cinéma en  1951.

Les plus de 50 ans ont tous en tête le phrasé de Fernandel tentant d'aider un élève peu réceptif: "Des moutons étaient en sureté dans un parc; DES moutons; des moutonsSSSSS;".

Mais le pluriel n'est pas le pire cauchemar des élèves penchés sur leur copie. Combien de "L" et de "P" dans "enveloppe" ou "Philippe"? Quand faut-il un "F" majuscule à "français"? "Fatiguant" ou "fatigant" sans "U"? "Autant pour moi" ou "Au temps pour moi"? "Quoique" ou "quoi que"?  Parfois, à force de se poser la question, on ne retient qu'elle et pas la bonne réponse!

Avez-vous des exemples de difficultés orthographiques que vous avez eu du mal à surmonter?

Des contresens que vous n'avez compris que bien plus tard ? Des souvenirs d'apprentissage des conjugaisons et d'astuces pour mémoriser les plus compliquées? Avez-vous eu des maîtres qui vous terrifiaient avec leurs exigeantes dictées ou, au contraire, qui vous ont donné le goût de l'orthographe? Comment avez-vous appris le fameux imparfait du subjonctif et ses horribles verbes irréguliers du troisième groupe? "Ils vissent" est-ce l'indicatif présent de "visser" ou l'imparfait du subjonctif de "voir"? La réforme de l'orthographe de 1990 a simplifié certaines complexités et l'imparfait du subjonctif ne s'utilise plus guère que dans les livres. Néanmoins, comment oublier les vertigineuses hésitations de notre enfance tandis que la voix de l'institutrice égrainait des phrases pleines de pièges? Sans parler du rendu de la copie avec un subtil système de valeur des fautes des pires aux plus légères: avez-vous eu des notes négatives au point de vous réjouir d'atteindre zéro? Avez-vous échoué à un examen à cause de l'orthographe ? Si vous êtes ou avez été enseignant, partagez avec nous vos surprises et difficultés face à l'orthographe de vos élèves. Avez-vous des exemples de perles ?

Si vous avez des souvenirs précis et des anecdotes liés aux dictées, à l'orthographe et la grammaire, racontez-les nous : certains de vos récits seront publiés dans la rubrique "J'y étais" du magazine Notre Temps, en kiosque début juin avec aussi plusieurs articles consacrés à la langue française.

Comment témoigner Rédigez votre (ou vos) souvenir(s) à la première personne, avec le plus de précisions possible, dans un texte d'une page (environ 2500 signes, espaces compris), et envoyez-le par mail à temoins.notretemps@gmail.com. Précisez vos noms, prénom, âge et ville de résidence. Si votre récit est retenu pour être publié, vous en serez averti par mail.

Pépite 3

L’exposition eye eye eye vous propose chaque semaine un épisode pour vous redonner un peu d’espoir en ces temps compliqués, même si vous êtes déficient visuel cela s’adresse aussi à vous, il s’agit de tout type de regard mais surtout du regard intérieur…

Sous la forme d’un atlas découpé en 22 courts épisodes, "Eye Eye Eye" fait dialoguer des images libres, en mouvement, qui se répondent et résistent entre elles par nature.

Directement inspirées par la violence que le virus nous fait subir et par bien d’autres formes de violences dans nos vies, l’exposition veut nous ouvrir les yeux : comment arriver à voir encore quelque chose dans ce brouillard, cette brume épaisse qui s’est formée autour de nous, silhouettes masquées dont seul s’échappe le regard ? Comment agir et voir ensemble, après toutes les violences que nos yeux ont subies ces dernières années ? L’exposition s’est donné pour mission d’essayer d’accompagner une cicatrisation collective, thérapeutique, encore à venir.

Parce que le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique manque à ses visiteurs, parce qu’il se doit de les accompagner dans l’actualité.

C’est la place des musées, et de ce musée, de réagir au présent avec les moyens graphiques qui sont les siens. De faire surgir des œuvres, des figures, des fantômes, pour contrer l’attaque des images qui nous bouchent la vue.

Découvrez le 1er épisode en cliquant sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=uM5Mo4fYT5M&list=PLldpRkRXx-kuREicKLWE5XB33en2LlL0P

Pépite 4

À la rencontre des Salariés du comité 

Cette semaine, Lucille vous parle de son activité au comité.

Pour écouter, l’enregistrement audio en mp3 est en pièce jointe ou cliquer sur le lien suivant : https://youtu.be/x1sBe4_3z24

Vous pouvez retrouver les interviews précédentes sur notre site internet http://lyon.avh.asso.fr/

Surveillez bien vos mails, Valentin le lyonnais revient bientôt pour d’autres pépites. 

Si vous aussi, vous avez des pépites à nous faire partager, envoyez-les directement à : comite.lyon@avh.asso.f