Message du président 30/10/2020

J'emprunte à Françoise Fressoz, chroniqueuse du journal le Monde (28 octobre) le début de sa chronique parce qu’elle écrit beaucoup mieux que moi et que je partage ce contenu. Ensuite, mes commentaires.  

  

La résilience française à l’épreuve  

Est-il encore possible de s’accrocher à quelque chose de positif dans cette conjoncture dramatique, marquée par la double crise sanitaire et terroriste ? L’automne, l’hiver et peut-être même le printemps 2021 s’annoncent sinistres. En témoigne la mine préoccupée du premier ministre, Jean Castex, qui ne cache plus que la situation sanitaire est « grave ». Après un été de relative insouciance, le discours s’est durci pour préparer les esprits à un long tunnel. On s’attend à ce que le couvre-feu soit rapidement étendu, alors qu’il assombrit déjà le quotidien de 46 millions de Français, priés de limiter au maximum les contacts sociaux, sauf pour travailler. L’hypothèse d’un reconfinement localisé, voire généralisé, n’est pas exclue. La perspective des jours meilleurs est renvoyée à l’été. Si l’on comprend bien, il va falloir affronter les huit à neuf mois qui viennent avec les moyens du bord, alterner l’artillerie lourde (couvre-feu ou confinement) avec des méthodes plus civilisées (dépistage, traçage, isolement) pour tenter de déjouer la propagation du Covid19, qui reste pour le moment maître du jeu. « Il faut apprendre à vivre avec le virus », avait lancé Emmanuel Macron à la fin des vacances d’été. Mais cette injonction optimiste supposait que les protagonistes soient de forces à peu près égales, ce qui n’est pas le cas. Les Français, comme la plupart de leurs voisins, restent soumis aux aléas d’un événement extérieur qu’ils ne maîtrisent pas et dont l’ampleur et la durée renforcent l’appellation de « catastrophe ». Dans ce contexte, la résilience est devenue le grand enjeu de la période. Popularisée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, elle est définie par le Larousse comme « l’aptitude d’un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques ». A l’échelle d’un groupe d’individus, elle renvoie à « la capacité à se rétablir après une perturbation extérieure ». J’arrête là la citation.  

Bon, alors on fait quoi au Comité ? On renvoie chacun à ses misères ? On vous conseille de maîtriser votre fièvre obsidionale (celle qui atteint les personnes qui subissent un siège) avec du Beaujolais ou une panoplie de préparations antidépressives ? NON, on est là, même si ce n’est pas en « présentiel » (un néologisme qui fait fureur).  

Les salariés vont continuer à travailler, soit en télétravail à domicile, soit en présentiel en prenant toutes les précautions sanitaires. Une permanence téléphonique sera assurée. De nombreux bénévoles se sont déjà manifestés pour dépanner ceux qui en auront besoin, que ce soit pour se procurer une canne, un équipement quelconque ou être accompagné à un rendez-vous, faire les courses essentielles etc... Téléphonez : 04 78 52 42 90 ou 07 66 17 90 38.  

Nous n’aurons pas le plaisir de vous accueillir aux bibliothèques mais les dévoués salariés ou bénévoles recevront vos demandes par téléphone ou par mail.  

L’équipe dirigeante que j’ai l’honneur de présider se concerte par Zoom ou mail. On n’est pas près de vous laisser tomber.  

Alors, je compte sur chacun de vous pour ronger son frein avec détermination, et pourquoi pas, un verre de Beaujolais pour faire passer le fromage ?  

A bientôt,  

François Vital-Durand  

 

Association Valentin Haüy 

Comité de Lyon 

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